La droite soigne les émigrés fiscaux

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Quand la gauche vote enfin au Sénat un projet de loi autorisant le vote aux élections locales des étrangers installés en France depuis au moins cinq ans, la droite se déchaîne. La gauche n’en a pas fait le dixième quand le gouvernement a créé des circonscriptions législatives pour les Français de l’étranger, accordant ainsi un nouveau droit de vote aux expatriés, et par conséquent aux émigrés fiscaux. Preuve que le bouclier fiscal n’a servi à rien, ceux-ci sont de plus en plus nombreux à rejoindre la Suisse. Bilan, magazine de Suisse romande, recense au moins 44 exilés français (contre 17 il y a dix ans) pour un patrimoine total proche de 30 milliards d’euros (figurant parmi les 300 plus grosses fortunes résidant dans ce pays). En tête de ces déserteurs de l’impôt, 13 milliardaires en francs suisses, dont les familles Wertheimer (photo), propriétaire de Chanel, Castel (vins), Primat (héritier Schlumberger), Peugeot et Benjamin de Rothschild (Compagnie financière Edmond de Rothschild).


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