Reviens, Walter, ils sont devenus fous !

François Cusset  • 2 février 2012 abonné·es

Qu’on veuille bien me pardonner. Paraphraser le titre idiot d’un livre idiot écrit par un odieux idiot n’est pas le meilleur moyen d’introduire à l’œuvre d’un génie, puisque c’est d’un génie qu’il s’agira ici. Mais c’est une façon comme une autre d’appeler à désherber nos vieilles têtes pour y faire pousser à nouveau les mille fleurs de l’esprit critique… Car on en a tellement besoin aujourd’hui, dans notre inexpérience, de ce Benjamin d’un autre siècle, de ce moustachu de Weimar, cet obsédé des passages parisiens, cet exilé allemand à Paris qui rata le bateau pour l’Amérique (mais hélas pas son suicide à Port-Bou, fin 1940). On en a plus besoin que jamais. Quand on est assiégé par les discours clos et péremptoires des experts d’un côté, des commentateurs de l’autre, et, dans leur coin, des penseurs néopontifiants (qui publient des pavés faute de

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