Jihadisme des uns et jihadisme des autres

François Burgat  • 5 avril 2012 abonné·es
Il y a dix-sept ans déjà, l’explosion d’une bombe dans la station Saint-Michel du métro parisien avait confronté la France à la violence terroriste. Dans les interstices d’un discours dominant très unilatéral, j’avais éprouvé le besoin de rappeler que plus encore que le poseur de bombes, qu’il fallait traquer sans relâche, il convenait de démanteler la machine sociale et politique qui fabriquait de si terribles individus (« La recette du poseur de bombes » (http://algeria-watch.de/farticle/Burgat2.htm). Depuis que l’identité de Mohamed Merah est connue, une étrange sensation de déjà vu s’est imposée. Sur des plateaux de télévisions qui penchent massivement dans le même sens, la cohorte des experts auto-proclamés du terrorisme et de la culture (« salafiste ») de « l’Autre » égrènent une litanie culturaliste qui, curieusement, épargne un non-dit pourtant essentiel. Pour décrypter les ressorts de la radicalisation de quelques dizaines de citoyens de confession musulmane (dans des circonstances fort troublantes, compte tenu de la proximité de l’agresseur avec les services de sécurité
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Temps de lecture : 6 minutes