Sexe, genre et confusion
Deux approches radicalement différentes du féminisme, par Sylviane Agacinski et Roland Pfefferkorn.
dans l’hebdo N° 1206 Acheter ce numéro
Chassez le naturel, il revient au galop ! C’est un peu ce que semble nous dire Sylviane Agacinski dans son dernier livre, Femmes entre sexe et genre. En fait, l’auteure a décidé de régler ses comptes avec Judith Butler et quelques autres philosophes de la queer theory, dont Teresa de Laurentis, Gayle Rubin, Beatriz Preciado et, du côté français, quelques autres « épigones » de la première, au premier rang desquelles Catherine Malabou. C’est que Sylviane Agacinski aime les catégories bien posées, telles que « les hommes » et « les femmes », que l’on ne saurait mettre en doute ou contester. Or, Monique Wittig, désignée à la vindicte populaire en quatrième de couverture, a eu, la première, l’outrecuidance d’avoir « installé le doute » – les philosophes ne devraient-elles pas aimer le doute ? – avec sa célèbre phrase : « Les lesbiennes ne sont pas des femmes. » Madame Agacinski est une femme,
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