Chez les salafistes algériens

Si le propos est ambigu, la stratégie est évidente : montrer que le discours n’est ni monolithique, ni préparé, ni calibré.

Saad Khiari  • 30 août 2012 abonné·es

La densité des barbes hirsutes fait la mosquée salafiste, comme la barbe bien taillée fait le frère musulman. Entre les deux univers pileux, c’est toujours la paix armée. Les premiers, largement présents dans des mosquées pleines à craquer pendant le ramadan pour la prière surérogatoire du soir ( taraweeh ), tiennent à marquer leur territoire. Tiennent aussi à leurs voies impénétrables et à ne pas s’en laisser compter. Se disent « salafistes ». Usurpation d’une appellation non contrôlée, puisque tout musulman est salafiste par nature parce que respectueux des anciens (les salafs), ceux qui ont accompagné le Prophète dans sa longue et périlleuse mission. Nombreux furent à crier à l’imposture, mais rien n’y fit. Et les salafistes ont eu le nez creux en se réclamant de l’islam des origines, récusant ainsi tout soupçon de dénaturation du message

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