La réforme des contrôles d’identité est « urgente et nécessaire » pour 8 associations du secteur

Dans un communiqué commun, 8 associations du secteur de la justice demandent au gouvernement d’honorer ses engagements en matière de lutte contre le contrôle au faciès. Manuel Valls annonçait mercredi 19 septembre son renoncement.

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Réformer les procédures pour « lutter contre le contrôle au faciès » : c’était l’engagement nº 30 du candidat François Hollande. Il vient d’être sérieusement écarté par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui annonçait mercredi 19 septembre devant l’école militaire son renoncement aux récépissés de contrôle d’identité. Jeudi 20 septembre, 8 associations du secteur de la justice1
regrettent d’une même voix cette volte-face sur un « engagement essentiel (…) à haute portée symbolique ».

La prise de position du ministre de l’Intérieur « intervient après un débat public réducteur focalisant principalement sur les récépissés de contrôle, véhiculant de fausses idées sur ceux-ci et alors qu’aucune expérimentation n’a été menée » , regrettent les 8 associations dans un communiqué commun.

Elles militent pour « une réforme globale est nécessaire », impliquant notamment une modification du Code de procédure pénale et l'instauration d'un « suivi des contrôles par les superviseurs et cadres policiers » . Les relations entre citoyens et forces de l’ordre doivent être améliorées grâce à des « rencontres régulières » et une amélioration de la formation des agents.


  1. Le Gisti, Graines de France, Human rights Watch, la Ligue des droits de l’Homme, la Maison pour un développement solidaire, Open society justice initiative, le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature 


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