17 octobre 1961 : la fin du déni
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Cinquante et un ans après le drame du 17 octobre 1961, qui fut le plus grand massacre d’ouvriers depuis la Semaine sanglante de 1871, le président de la République a fait une brève déclaration qui a marqué la fin d’un mensonge officiel de plus d’un demi-siècle. Le 17 octobre 2012, une demi-heure avant le rassemblement prévu par une vingtaine d’associations à Paris sur le pont Saint-Michel, est tombé ce communiqué du Président : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Accusé, à droite, de céder à la repentance, il s’est limité en réalité à la reconnaissance d’un fait. En a-t-il dit trop peu ? En l’occurrence, il a, en termes pesés,
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