Mali : Comment s’en sortir ?

La troisième phase de l’intervention française est politiquement la plus hasardeuse parce qu’elle est sans limites.

Denis Sieffert  • 7 février 2013 abonné·es

La France doit aller « jusqu’au bout » de l’opération pour « détruire les réseaux terroristes ». Ce n’est pas François Hollande qui parle ainsi, mais Tiéman Coulibaly, le ministre malien des Affaires étrangères. Le discours est aussi redoutable par son contenu que par l’identité politique de celui qui le tient. Il donne en effet à la poursuite de l’intervention française une apparence de légitimité. Et le Président Hollande lui a fait écho, samedi, en affirmant que « la France restera […] le temps qu’il faudra, c’est-à-dire le temps que les Africains eux-mêmes prendront pour nous remplacer ». En l’absence d’objectifs clairs ou, plus exactement,

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Monde
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