Ondes, portables, Wifi: le bal des hypocrites…

Claude-Marie Vadrot  • 11 février 2013
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Le monde médiatique et le monde consumériste bruissent à nouveau des dangers que nous subirions à nous exposer, dans les appartements, dans les écoles, dans les bureaux, dans les squares, dans les bibliothèques avec les ondes dispersées par les téléphones portables (intelligents ou non), les antennes et les bornes Wifi reliant les engins qui organisent et facilitent nos nouvelles communications…

D’abord il n’existe aucune étude prouvant ou niant de façon définitive que nous allons développer des cancers ou d’autres maladies liées à l’envahissement de nos existences par ces ondes supposées maléfiques. Quelle que soient leur intensité mesurée. Même s’il est possible qu’une minorité d’entre nous soit plus sensible aux ondes électro-magnétiques que d’autres.

Mais surtout, lequel d’entre nous et combien de ceux qui protestent ne se sépareraient pour rien au mode de leurs téléphones et de leurs ordinateurs portables ou de leurs bornes sans fil pour surfer ou regarder leur télévision. Et des millions de parents, hétéros ou homos, achètent à leurs enfants en bas âge, des téléphones portables avec lesquelles ils appellent pour calmer les angoisses de leurs familles. Avant de les laisser devant la télé pendant des heures.

Il faut choisir : si tous ces nouveaux moyens de communiquer et de se géo localiser sont vraiment dangereux, il faut s’en débarrasser au plus vite, y renoncer, changer de civilisation, renoncer à être joignables à chaque instant de notre existence : jusqu’ à dormir à côté de ces nouveaux doudous qui nous rassurent. Il est incohérent de se plaindre et de vouloir bouter hors de notre quotidien, de nouveaux instruments dont il faut rappeler que la vogue a été lancée, pour les téléphones portables au moins, pendant les grandes grèves de 1995.

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