Violente répression sociale

Politis  • 14 février 2013
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Les métallos des sites d’ArcelorMittal de Florange et Gandrange, Schifflange (Luxembourg) et Liège (Belgique) qui avaient prévu de manifester le 6 février devant le Parlement européen à Strasbourg en ont été empêchés par un important dispositif policier : interception et fouille des bus sur le parcours, interdiction des voies d’accès, gaz lacrymogènes et tirs de Flash-Ball. Un manifestant belge y a perdu un œil. La veille, Manuel Valls s’était inquiété des risques « d’implosions ou explosions sociales » en France, assurant que ses services étaient mobilisés pour éviter tout débordement. « Il faut essayer de les comprendre, mais on ne peut pas les admettre », a déclaré le ministre de l’Intérieur, soucieux d’empêcher de « casser l’outil de travail ». Un argument déjà avancé par Clemenceau en 1906 dans la controverse qui l’avait opposé à Jaurès au sujet de la sanglante répression de la grève des mineurs. Interrogé en 2008 sur ce débat historique, Manuel Valls avait déclaré se situer du côté de Clemenceau. La question n’était encore que théorique…

Les échos
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