« Humaniser le droit mondial »

La mondialisation crée une injustice entre les pays au regard des droits sociaux et environnementaux. Comment harmoniser les différents espaces ?

Olivier Doubre  • 21 mars 2013 abonné·es

Mireille Delmas-Marty analyse depuis de nombreuses années l’évolution des droits nationaux et du droit international sous l’effet de la mondialisation [^2]. Elle vient de publier Résister, responsabiliser, anticiper. Ou comment humaniser la mondialisation. Selon elle, si la mondialisation renforce l’humanisme juridique par le développement des droits de l’homme ou l’affirmation d’une justice pénale internationale, elle le menace également par le durcissement du contrôle des migrations, l’aggravation des exclusions sociales ou la multiplication des atteintes à l’environnement. Elle pose ici des pistes pour un droit international réellement au service de l’homme.

Votre livre analyse d’abord les contradictions de la mondialisation. Quelles en sont les principales ?

Mireille Delmas-Marty : D’abord, celle entre l’ouverture des frontières aux marchandises, aux services et aux capitaux, et, dans le même temps, le renvoi des droits sociaux au niveau national et la fermeture des frontières aux hommes, aux migrants. Pourtant, la globalisation est en elle-même un facteur d’immigration lorsque les marchés locaux sont déstabilisés par la circulation des produits des pays industrialisés. Une contradiction existe également entre

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