Les enjeux d’une manif

On veut nous imposer une grille de lecture qui gomme définitivement l’antagonisme gauche-droite, et bannit le facteur social.

Denis Sieffert  • 2 mai 2013 abonné·es

Les Français veulent l’union nationale et la gauche est germanophobe. Voilà, en tout cas, ce que l’on entend, et ce qu’on lit – et avec force répétition – depuis plusieurs jours dans les médias. Il n’est donc pas inutile de se pencher ici sur les mécanismes de ce qui s’apparente à une manipulation de l’opinion. C’est d’abord un sondage qui nous demande si, par hasard, les Français ne seraient pas favorables à un gouvernement d’union nationale [^2]. Précisons que, de mémoire de politologue, on n’a pas souvenir que cette question récurrente ait jamais donné lieu à une réponse négative. D’où, son immense intérêt…

On peut ensuite s’interroger : qu’est-ce donc que « l’union nationale » ? C’est, nous dit-on à la fin, un gouvernement dans lequel entrerait François Bayrou. Le résultat n’est guère surprenant

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes