Les enjeux d’une manif
On veut nous imposer une grille de lecture qui gomme définitivement l’antagonisme gauche-droite, et bannit le facteur social.
dans l’hebdo N° 1251 Acheter ce numéro
Les Français veulent l’union nationale et la gauche est germanophobe. Voilà, en tout cas, ce que l’on entend, et ce qu’on lit – et avec force répétition – depuis plusieurs jours dans les médias. Il n’est donc pas inutile de se pencher ici sur les mécanismes de ce qui s’apparente à une manipulation de l’opinion. C’est d’abord un sondage qui nous demande si, par hasard, les Français ne seraient pas favorables à un gouvernement d’union nationale [^2]. Précisons que, de mémoire de politologue, on n’a pas souvenir que cette question récurrente ait jamais donné lieu à une réponse négative. D’où, son immense intérêt…
On peut ensuite s’interroger : qu’est-ce donc que « l’union nationale » ? C’est, nous dit-on à la fin, un gouvernement dans lequel entrerait François Bayrou. Le résultat n’est guère surprenant