L’Hôtel-Dieu assassiné
La désorganisation des soins et des examens met en danger les personnes séropositives. Un de nos amis est déjà mort d’une mauvaise prise en charge.
dans l’hebdo N° 1254 Acheter ce numéro
L’Hôtel-Dieu était un hôpital exemplaire. Premier service de soins palliatifs en France ; un service d’ophtalmologie de pointe récemment modernisé ; un service d’urgences rénové il y a moins de quatre ans pour 5 millions d’euros, qui assure notamment la délivrance de traitements d’urgence post-exposition (TPE) en cas de risque de VIH. La volonté politique – destructrice et criminelle – de la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), de Jean-Marie Le Guen, député de la neuvième circonscription de Paris et adjoint à la santé de Bertrand Delanoë, et de Marisol Touraine, ministre de la Santé, est de dépecer cet établissement. Détruisant ses capacités de prise en charge pluridisciplinaire, fermant des services, organisant la désertion des médecins – quitte à leur proposer des