Sans amnistie, la répression continue

Il est reproché à un syndicaliste le ton incisif d’un article, paru en 2011, dans le mensuel syndical.
Politis  • 30 mai 2013
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Le 16 mai, les députés PS et le gouvernement rejetaient la proposition de loi du Front de gauche visant à amnistier les militants syndicaux et associatifs poursuivis sous l’ère Sarkozy. Le même jour, un juge d’instruction de Tours mettait en examen le secrétaire départemental du syndicat SUD-PTT d’Indre-et-Loire, Pascal Routy, pour « injure publique », après une perquisition des locaux du syndicat ! Il est reproché au syndicaliste le ton incisif d’un article, paru en 2011, dans le mensuel syndical. Celui-ci dénonçait les pratiques du directeur régional de la branche courrier de La Poste – qualifié de « gugusse » dans l’article –, connu pour des pratiques managériales très dures, notamment à l’encontre d’un facteur, militant à SUD. Pour avoir refusé d’énièmes heures supplémentaires, ce dernier s’était vu infliger trois mois de suspension de salaire. Cette affaire illustre gravement la dégradation des relations sociales à La Poste, mais aussi le véritable blanc-seing donné au patronat que constitue le refus du gouvernement de voter une amnistie des syndicalistes.

Les échos
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