Fillon, le FN et le bijoutier

Par-delà la guerre des narcissismes et des ambitions, nous avons affaire à une tendance lourde qui n’a rien à voir avec le dérapage d’un politicien opportuniste.

Denis Sieffert  • 19 septembre 2013 abonné·es

Un institut de sondages nous a récemment infligé, étude à l’appui, une rude leçon de géométrie. Il en ressort que les électorats de l’UMP et du Front national se déplacent vers la droite, mais « parallèlement », c’est-à-dire sans jamais se rejoindre [^2]. Nos politologues géomètres trouvent tout de même plusieurs exceptions à la règle. Ils notent par exemple que les jeunes des deux mouvements ont tendance à se rejoindre. Et ils soulignent que les « thèmes traditionnels » du FN « imprègnent » de plus en plus l’électorat de l’UMP. Enfin, l’étude nous apprend que 47 % des sympathisants de l’UMP sont aujourd’hui partisans d’alliances locales avec le FN, contre 32 % il y a trois ans. Si les parallèles sont toujours

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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