Allemagne : La grande coalition entre les mains des militants

Le SPD a conclu un accord de gouvernement avec le parti de Merkel,soumis au vote des adhérents. Correspondance de Berlin, Rachel Knaebel.

Rachel Knaebel  • 5 décembre 2013 abonné·es

«Ce sont les plus pauvres des travailleurs qui profiteront de cet accord », assurait Andrea Nahles, secrétaire générale du parti social-démocrate allemand (SPD), le 29 novembre à Dresde, en Saxe. Depuis la signature d’un accord de gouvernement entre le SPD et les conservateurs (la CDU d’Angela Merkel et le parti de droite bavarois CSU), le 27 novembre, les responsables sociaux-démocrates arpentent le pays pour en faire la promotion auprès de leurs militants. Car le SPD a soumis à condition sa participation à une nouvelle « grande coalition » : la majorité de ses 470 000 adhérents devra se prononcer pour [^2]. C’est une première dans l’histoire de la République fédérale allemande. Les militants ont jusqu’au 12 décembre pour transmettre leur décision à la centrale du parti. En cas de « oui », Merkel sera réélue chancelière par le Bundestag le 17 décembre, près de trois mois après les élections.

À Dresde, dans l’est de l’Allemagne, où les salaires sont particulièrement bas, la secrétaire générale du SPD insiste sur la principale réussite de son

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Monde
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes
Analyse 8 avril 2026 abonné·es

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes

Après des discours musclés en campagne électorale, Giorgia Meloni s’est employée à rassurer les marchés et ses alliés internationaux recouvrant sa radicalité d’extrême droite originelle. Mais depuis sa défaite électorale au référendum de mars, la première ministre italienne semble renouer avec de vieilles tentations autoritaires.
Par Olivier Doubre
Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne
Récit 8 avril 2026 abonné·es

Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne

À un an de la fin de son mandat, Giorgia Meloni fait face à sa première véritable crise politique. Si l’on regarde en arrière, elle n’est en mesure de revendiquer que des mesures construites sur une série de paniques morales. Mais les mouvements sociaux italiens ont su lui porter la contradiction.
Par Giovanni Simone
Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique
Décryptage 8 avril 2026

Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique

En trois ans et demi à la tête du gouvernement italien, Giorgia Meloni a tenu la distance sans vraiment tenir ses promesses de révolution néofasciste.
Par William Jean
« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »
Entretien 8 avril 2026 abonné·es

« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »

Nicola Fratoianni, le codirigeant d’Alleanza Verdi e Sinistra (Alliance des Verts et de la Gauche) se réjouit de la victoire du « non » au référendum sur la réforme de la justice voulue par le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni. Ce sursaut constitue pour lui un espoir pour le bloc progressiste.
Par Olivier Doubre