Immunité de Dassault : deux sénateurs de gauche mentent
Nous avons été un peu vite en besogne en suggérant, hier, qu’Alain Anziani pouvait être le sénateur socialiste responsable du maintien de l’immunité parlementaire de Serge Dassault. L’élu nous demande, via Twitter, de publier son démenti. Ce que nous faisons d’autant plus volontiers qu’il se prononce pour la suppression de cet « archaïsme » . Rien ne justifie, écrit-il, « qu’un élu soupçonné d’un trafic d’influence ou d’un détournement de fonds dispose d’une protection différente du citoyen ordinaire » . Dont acte.
LIRE l'intégralité du démenti d'Alain Anziani
POUR OU CONTRE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE ?
Mercredi, une majorité de membres du bureau du Sénat, précisément treize d’entre eux contre douze et une abstention, a décidé de ne pas lever l’immunité parlementaire de Serge Dassault.
Ce refus a provoqué une onde de choc aisément compréhensible. Il a également déclenché des vagues de délations. Qui donc à gauche a voté avec la droite pour protéger Serge Dassault ?
Les réseaux sociaux ont la justice expéditive. Des internautes qui ne vous connaissent pas, ne cherchent pas à vous connaître, à regarder, par exemple, si vous êtes pour ou contre l’immunité parlementaire, portent sur vous des jugements remplis de certitude. Le raisonnement se contente de simples juxtapositions : Alain ANZIANI est un élu de Mérignac, à Mérignac, il y a une usine DASSAULT, donc, Alain ANZIANI est suspect, et même, comme j’ai pu le lire, le suspect n°1. Qu’importe les témoignages qui montrent mon engagement en faveur de la levée de l’immunité… Des centaines de tweets et de mails, des articles avec ma photo dans la presse numérique sont lancés dans les airs… Ce scandale dans le scandale méritait bien ce petit commentaire.
L’essentiel est ailleurs. Disons-le nettement : l’immunité dont bénéficient les parlementaires est un archaïsme qu’il convient de supprimer. Dès septembre
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