La gauche du PS râle mais ne rompt pas
La dérive droitière impulsée par François Hollande a pris de court la gauche du PS. Empêtrée dans ses jeux d’appareils, piégée par les institutions, elle peine à être simplement audible.
dans l’hebdo N° 1287 Acheter ce numéro
Image d’archives. Le 6 mai 2012 au soir, Pouria Amirshahi et Jérôme Guedj apparaissaient sur la scène de la Bastille ; au plus près de François Hollande, ces deux futurs députés, visiblement heureux, applaudissaient à la victoire du héros du jour, ovationné par la foule. Moins de deux ans après, leur déconvenue est aussi rude que l’espoir était grand. Depuis la conférence de presse du Président, le premier n’exclut plus de rompre avec le chef de l’État. Le second raconte sur son blog qu’il en a perdu le sommeil. À la gauche du PS, une demi-douzaine de députés – Pouria Amirshahi, Fanélie Carrey-Conte, Nathalie Chabanne, Pascal Cherki, Jérôme Guedj, Barbara Romagnan… –, mais aussi la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann ou le conseiller régional Emmanuel Maurel n’hésitent plus à exprimer ouvertement leurs réticences face à la politique menée par celui qu’ils ont fait élire.
« Ce n’est pas parce qu’on est au PS qu’on doit rester le petit doigt sur la couture du pantalon », lance, bravache, Emmanuel Maurel, chef de file du courant le plus à gauche
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