Femmes : la politique autrement ?
Emmanuelle Cosse ne croit pas que les femmes aient une approche spécifique de la politique, mais elle estime que leurs pratiques sont en partie conditionnées par les contraintes qu’elles subissent. Barbara Romagnan souligne la persistance du sexisme, mais refuse d’opposer deux manières de faire.
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Voyons les choses simplement : malgré la loi sur la parité, les assemblées et les exécutifs locaux sont encore loin d’être paritaires. C’est le fait du mode de scrutin (notamment pour les législatives et les cantonales), du cumul des mandats, mais aussi des pratiques des partis politiques (aux dernières législatives, seuls le FN et EELV respectaient l’exigence de 50 % de femmes, l’UMP en présentant moins de 28 %). Dans l’arène politique, l’homme blanc de plus de 60 ans est largement majoritaire.
Dans ces conditions, être une femme en politique consiste souvent à assumer seule la parole de 50 % de la population face à des instances essentiellement masculines. Cela consiste aussi souvent à rajeunir considérablement l’assemblée dans laquelle vous êtes présente, tant notre pays aime reconduire toujours les mêmes.
La présence des femmes en politique est ainsi moins l’avènement d’une autre manière, plus « féminine », de faire de la politique, que l’irruption d’une première forme de diversité et de pluralité dans un univers qui en manque cruellement.
Indéniablement, l’arrivée des femmes dans des instances ayant déjà instauré la parité change la donne parce qu’elles y arrivent avec leur passé de femmes et donc leur vie de famille. Les tâches ménagères et familiales étant encore assurées majoritairement par les femmes, celles qui sont en responsabilité tentent cette mission impossible de concilier tout à la fois et donc de repousser les réunions de 8 heures le matin (mais qui donc emmène les
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