Des députés sous pression

Pour faire adopter le programme de stabilité transmis à la Commission européenne, Manuel Valls et le PS ont dû menacer les députés frondeurs, avant de concéder quelques « gestes ».

Michel Soudais  • 30 avril 2014 abonné·es

Ce ne devait être qu’un vote sans enjeux ni conséquences puisque « consultatif ». Mais l’obstination de Manuel Valls à imposer « son » plan d’économies budgétaires et les menaces adressées aux députés tentés de ne pas le voter ont donné au vote sur le programme de stabilité, organisé mardi à l’Assemblée nationale (mais pas au Sénat), une importance politique qui révèle au grand jour une fracture durable au sein du PS.

Lire > Le programme de Valls n'obtient qu'une majorité très relative

Après le Waterloo de leur parti aux municipales, 80 députés avaient réclamé dans un courrier adressé au nouveau Premier ministre que celui-ci s’engage sur un « contrat de majorité », avant de lui accorder la confiance. Sans aller jusqu’à demander un changement de cap, ils remettaient en cause la politique menée par l’exécutif et demandaient surtout que le Parlement ne soit plus réduit à un

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Politique
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