Ukraine : « On ne sait plus quoi souhaiter »

À l’est du pays, la population regarde miliciens pro-russes et manifestants favorables à Kiev avec une sorte de distance inquiète. De notre envoyé spécial à Donetsk, Claude-Marie Vadrot.

Claude-Marie Vadrot  • 24 avril 2014 abonné·es

S’il y a bien quelque chose de très « russe » dans l’Est ukrainien en pleine ébullition et au comble de la confusion, c’est la culture de la rumeur, la fausse nouvelle amplifiée et propagée, signe d’une profonde inquiétude. Les partisans de Kiev comme ceux qui souhaitent une intervention russe rivalisent dans la propagation d’informations invraisemblables.

À entendre les activistes des deux bords, les morts s’accumulent et les agressions se multiplient. Et tant pis si personne ne peut en trouver trace ! Ainsi, plus de 36 heures après l’accrochage survenu en pleine nuit sur une route déserte menant à Slaviansk, une ville de 120 000 habitants au nord de Donetsk, nul n’était capable, lundi, d’expliquer comment et pourquoi l’incident se serait déroulé. Pas de corps exhibés. Juste les craintes des uns s’ajoutant à celles des autres. Et la police locale qui enquête sans conviction autour de deux véhicules carbonisés, avec des versions qui varient au gré des interprètes. Mais, quelle que soit la réalité ou la gravité de cet accrochage, il a permis au pouvoir local de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Monde
Temps de lecture : 6 minutes