Mécénat : la mauvaise idée

Les financements privés peuvent-ils pallier les subventions en baisse ? Pas sûr : ce secteur-là aussi connaît une chute des investissements.

Eva Delattre  • 1 mai 2014 abonné·es

La photo a de quoi surprendre : Christophe de Margerie, patron de Total, pose à côté d’une Aurélie Filippetti tout sourire, elle aussi le stylo à la main. Ce 28 janvier 2014, le contrat a été signé en grande pompe dans une salle d’exposition branchée parisienne. Qu’importe si le plus gros pollueur de la planète est (aussi) un as de l’évasion fiscale : quand on verse 4 millions d’euros de mécénat pour soutenir l’éducation artistique à l’école, la ministre a la courtoisie d’avoir la mémoire courte.

Le mélange des genres entre public et privé ? Rien de nouveau dans un secteur où le mécénat est aussi vieux que les Médicis. Qu’une ministre de gauche signe un

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Publié dans le dossier
Pauvre culture !
Temps de lecture : 4 minutes