Le retour de la démesure ? Une farce sinistre

S’il est inimaginable que Sarkozy n’ait pas été au parfum, son retour au premier plan politique serait une farce sinistre.
Politis  • 26 juin 2014
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Au fil des perquisitions judiciaires, la pelote Bygmalion livre ses informations. La plus dérangeante porte sur le coût réel de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. L’an dernier, le Conseil constitutionnel avait rejeté son compte de campagne pour un léger dépassement du plafond de celui-ci, fixé à 22,5 millions d’euros tout de même. Il s’avère que ce seuil a été dépassé de plus de 17 millions, affirment Mediapart et Libération, qui ont pu consulter l’intégralité des factures des 44 meetings du candidat. À ce niveau, on ne peut plus parler d’un simple dérapage des dépenses. D’autant que l’équipe de campagne du candidat en a sciemment caché le montant réel dans une double comptabilité. Moyens vidéo dignes des Stones, chaises et mobilier luxueux… Rien n’était trop cher pour mettre en scène la gloire du Chef, à qui on réservait parfois à grands frais dans sa loge un canapé design et des chiottes rien qu’à lui. S’il est inimaginable que Sarkozy n’ait pas été au parfum, son retour au premier plan politique, annoncé ces jours-ci avec insistance, serait une farce sinistre.

Les échos
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