Une gestion extrêmement antisociale

À Béziers, l’extrême droite fait (déjà) des ravages.
Politis  • 5 juin 2014
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À Béziers, l’extrême droite, qui a conquis la mairie, fait (déjà) des ravages. Après la très médiatisée interdiction de pendre son linge aux fenêtres, l’assoiffé de buzz Robert Ménard se démène sans retenue. L’édile, qui veut fournir des blouses aux écoliers au nom d’un prétendu égalitarisme, pratique aussi la plus pure discrimination sociale à l’école : les enfants de chômeurs seront désormais exclus de l’accueil matinal de 7 h 30 à 8 h 30. Plus grave et moins médiatique : dans cette ville où un tiers des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté, Ménard a amputé les subventions municipales du CCAS (centre communal d’action sociale) de plus de 360 000 euros. Soit 10 % de son budget ! Autant de mesures qui n’apparaissaient pas dans son programme de campagne. Mais que l’on aurait pu imaginer à la lecture de son blog, où l’ancien président de RSF avouait, en 2012, haïr « les paraboles [qui] punaisent les façades d’immeubles occupés par des pauvres, des Maghrébins, des Gitans ». Faire fuir de sa ville les pauvres, les Maghrébins et les Gitans : Ménard est en train de gagner son pari.

Les échos
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