Le fait maison : un label inutile

La cuisine d’assemblage et le mijoté d’usine ont encore de beaux jours devant eux.
Politis  • 17 juillet 2014
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Il existait déjà le label maître restaurateur (créé en 2008) et celui de restaurant de qualité (2013). Les restaurants peuvent en présenter un troisième avec le label « fait maison », dont le décret a été publié le 13 juillet. En l’espèce, il s’agit d’un logo noir représentant grossièrement une casserole surmontée d’un toit. Un logo qui pourra s’afficher à la carte en face de chaque plat « préparé sur place ». Si le consommateur risque de se perdre dans la multiplication des labels, celui-ci manque singulièrement de rigueur. En effet, les restaurateurs pourront toujours réceptionner des produits épluchés, pelés, tranchés, coupés et découpés, hachés, nettoyés, désossés, décortiqués et taillés, même moulus, fumés, salés ou congelés, surgelés et conditionnés sous vide (sauf les pommes de terre). Bref, la cuisine d’assemblage et le mijoté d’usine ont encore de beaux jours devant eux.

Les échos
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