Mermet viré, pluralisme menacé

Depuis 1989, Daniel Mermet, c’était « Là-bas si j’y suis ». Un ton, un style radiophonique sans équivalent, et plus encore un espace de liberté.
Politis  • 3 juillet 2014
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On ne pouvait pas virer Mermet comme ça, à froid. Il fallait une « charrette », en espérant qu’elle serait bien pleine, et que ça ne se verrait pas trop. C’est ce qu’a dû penser la nouvelle direction de France Inter qui, profitant des bouleversements des programmes de rentrée, vient de congédier le gêneur. Depuis 1989, Daniel Mermet, c’était « Là-bas si j’y suis ». Un ton, un style radiophonique sans équivalent, et plus encore un espace de liberté dans un monde médiatique dominé par l’idéologie libérale. Au-delà du sort de Mermet lui-même, du talent que personne ne lui conteste, c’est donc le pluralisme qui est en jeu. C’est au nom de ce pluralisme et du droit à l’expression d’un large courant de pensée (appelons-le « altermondialiste »), qui n’a voix au chapitre nulle part ailleurs sur France Inter, que Politis soutient Mermet et son équipe. C’est à ce titre que nous serons présents jeudi 3 juillet à 18 h, au Cabaret sauvage (voir notre agenda, p. 31). Nous y serons aussi parce que, en dépit des dénégations, il est trop évident qu’il y a du règlement de comptes politique dans cette affaire.

Les échos
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