Myriam Martin : « On ne peut pas s’allier avec ceux qui valident l’austérité »

Face aux effets démobilisateurs de l’action du gouvernement, Myriam Martin se dit déçue par l’action des frondeurs du PS et invite les forces de gauche à adopter une position commune claire et radicale.

Pauline Graulle  • 24 juillet 2014 abonné·es
Myriam Martin : « On ne peut pas s’allier avec ceux qui valident l’austérité »
Myriam Martin est porte-parole d’Ensemble !, la troisième composante du Front de gauche.
© AFP PHOTO / PASCAL PAVANI

La porte-parole d’Ensemble !, troisième composante du Front de gauche, clôt notre série d’entretiens avec les représentants de la gauche « de gauche ». Pour elle, le rassemblement n’aura pas lieu sans une nécessaire radicalisation.

Quel regard portez-vous sur cette gauche au pouvoir ?

Myriam Martin : C’est une aberration de dire que ce gouvernement est de gauche alors qu’il fait une politique qu’aurait pu mener le pouvoir sarkozyste : une politique libérale, obsédée par cet horizon indépassable qui consiste à vouloir résoudre la crise du capitalisme par l’austérité, et qui ne conduit à rien d’autre qu’à contracter toujours plus l’économie et à accentuer la crise ! Mais le plus inquiétant, et on l’a vu lors des élections municipales et européennes, c’est que cette politique a un effet démotivant : les gens n’y croient plus, ou pire, sont dégoûtés. Je travaille dans le milieu enseignant, où les gens sont d’ordinaire très

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse
Parti pris 3 avril 2026

La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse

À un an de la présidentielle, la gauche donne le spectacle paradoxal d’un camp qui analyse ses défaites en ordre dispersé. Insoumis, écologistes, socialistes : chacun raconte son échec, pointe les fautes des autres, et défend sa ligne sans jamais vraiment trancher la question centrale : comment gagner ensemble ?
Par Pierre Jacquemain
« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »
Entretien 2 avril 2026 abonné·es

« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Loïc Prud’homme, député insoumis de Gironde et candidat à Bègles, prend ses distances avec son mouvement.
Par Lucas Sarafian