Danse avec l’éphémère
Avec Paysage inconnu , le chorégraphe Joseph Nadj revient à sa terre natale : la Voïvodine, enclave hongroise de Serbie.
dans l’hebdo N° 1318 Acheter ce numéro
Même taille, même bas collé sur la figure comme des bandits du dimanche, mêmes gestes de somnambules. Joseph Nadj et Ivan Fatjo sont deux corps étranges et sans visage. Des amis, peut-être. Mais pas du genre à se raconter des potins ou à refaire le monde. Ils sont ombres muettes. Si inséparables que l’un pourrait très bien être le double de l’autre. Quand l’un se lance dans une pantomime, l’autre suit aussitôt. Soit dans un parfait mimétisme, soit dans une complémentarité de frères solidaires jusque dans la mort, qui, on le sent, rôde dans chaque recoin du plateau sombre.
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Pasolini, la conspiration du pétrole
Au Kosovo, le théâtre lutte et relie
« Bollywood Boulevard », une jeunesse indienne