Syriza sur le pied de guerre
À l’approche des élections du 25 janvier, le débat s’intensifie au sein de la gauche radicale entre le noyau historique et les partisans du compromis. Correspondance à Athènes, Angélique Kourounis.
dans l’hebdo N° 1336 Acheter ce numéro

Samedi 10 janvier, stade de Taekwondo dans la banlieue d’Athènes. On affiche complet. Sur un écran géant, trois mots : « Liberté, égalité, espoir ». Syriza doit ce soir décider des listes électorales, on n’a que deux jours pour les boucler et tous les militants sont là. Dans les gradins, les étudiants, qui sont de toutes les manifestations. Les purs et durs qui comme une claque rappellent avec leurs slogans que « l’heure n’est pas aux compromis et que le pouvoir est là ». Au centre, les militants plus âgés, des intellectuels, ceux qui vont plus tard apostropher leur président, Alexis Tsipras pour lui dire qu’ils sont venus « de loin, débattre du fond et pas uniquement applaudir son discours ». Sur les côtés, les drapeaux mauves des femmes de ménage
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