Le conflit israélo-palestinien et la France : une longue histoire
Politis organisait le 18 février, salle Jean-Dame à Paris, une conférence-débat sur le « conflit israélo-palestinien et la société française », avec notamment Farouk Mardam-Bey. Extraits.
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© GPO / Getty Images / AFP
En introduction, Denis Sieffert a souligné que « placer ce débat dans le cadre de cette semaine anticoloniale, c’est déjà dire la nature coloniale du conflit israélo-palestinien ». Il a rappelé que le lien de celui-ci avec la société française a toujours été « très étroit pour des raisons historiques, culturelles et parfois affectives ». Nous reproduisons ici une partie de l’exposé de Farouk Mardam-Bey, essayiste, directeur des éditions Sindbad, qui a retracé les grandes étapes de l’implication de la France. Nous publierons prochainement l’intervention de Michèle Sibony, l’une des responsables de l’Union juive française pour la paix.
Farouk Mardam-Bey : Tout le monde s’accorde à reconnaître que ce conflit provoque des passions bien plus fortes que n’importe quel autre dans le monde. Cela s’est vérifié en 1967, en 1973, en 1982 avec l’invasion du Liban, en 1987 avec la première Intifada, en 2000 avec la deuxième Intifada, et jusqu’à la dernière agression contre Gaza l’été dernier. Toutes ces réactions ne nous informent pas seulement sur la perception du conflit israélo-arabe en France, mais aussi sur un certain nombre d’automatismes de pensée qui ont traversé le siècle et sur lesquels on insiste peu. L’aspect le plus pernicieux est l’européocentrisme, en tant que volonté déclarée de domination coloniale, ou l’européocentrisme masqué sous des configurations
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