Peine de mort : « Un travail de sensibilisation »

Le cas du Français Serge Atlaoui a remis en lumière la peine de mort dans le monde. Abolitionniste de longue date, Sandrine Ageorges-Skinner livre son regard sur une évolution très contrastée.

Jean-Claude Renard  • 7 mai 2015 abonné·es
Peine de mort : « Un travail de sensibilisation »
© **Sandrine Ageorges-Skinner** est membre de l’association Ensemble contre la peine de mort. Photo : AFP PHOTO / TED ALJIBE

Ligotés à un poteau et fusillés dans une clairière au milieu de la nuit. Tel a été le sort de huit condamnés à mort (pour trafic de drogue) le mercredi 29 avril, sur une île indonésienne. L’ultime sursis accordé à un ressortissant français, Serge Atlaoui, a au moins eu le mérite de mettre en avant le tableau de la peine capitale dans le monde. Tableau noir s’il en est, même si le nombre d’exécutions a baissé de 22 % par rapport à 2013, tandis que le nombre de condamnations a augmenté de 28 % en un an (voir encadré), sachant qu’il faut distinguer les condamnations des exécutions. Fervente abolitionniste depuis les années 1970 (et précisément depuis l’exécution de Christian Ranucci en 1976), siégeant au conseil d’administration de l’association Ensemble contre la peine de mort depuis 2009, Sandrine Ageorges-Skinner poursuit aujourd’hui encore son combat. Elle est également la femme de Hank Skinner (depuis 2008), condamné à mort au Texas, en 1995, pour un triple homicide

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Monde
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

Nucléaire iranien : pour Israël et les États-Unis, cet indéfectible instrument de propagande
Récit 12 mars 2026 abonné·es

Nucléaire iranien : pour Israël et les États-Unis, cet indéfectible instrument de propagande

Le programme nucléaire militaire iranien est au cœur de la rhétorique américano-israélienne pour justifier la guerre contre l’Iran. La campagne de bombardement engagée par le duo Trump-Netanyahou pourrait faire passer le régime dans une autre dialectique nucléaire.
Par William Jean
Dissuasion nucléaire : le pari martial d’Emmanuel Macron
Analyse 12 mars 2026 abonné·es

Dissuasion nucléaire : le pari martial d’Emmanuel Macron

Avec la nouvelle dissuasion avancée, Emmanuel Macron met la doctrine française au cœur du débat stratégique européen. Dans un contexte géopolitique instable, cette évolution se veut être une garantie d’indépendance militaire. Une démonstration de force qui montre aussi ses fragilités.
Par Maxime Sirvins
« L’arme nucléaire est une arme politique, en aucun cas une arme de champ de bataille »
Entretien 12 mars 2026

« L’arme nucléaire est une arme politique, en aucun cas une arme de champ de bataille »

Dissuasion avancée, intérêts vitaux européens, armes tactiques, désarmement : la chercheuse, Maïlys Mangin, décrypte les ressorts et les limites d’une mise à jour stratégique majeure opérée par Emmanuel Macron dans son discours à l’Île Longue.
Par William Jean
Au Chili, José Antonio Kast, le nouvel allié de Donald Trump
Monde 11 mars 2026 abonné·es

Au Chili, José Antonio Kast, le nouvel allié de Donald Trump

Le 11 mars, le président sortant Gabriel Boric a passé officiellement la main à l’ultraconservateur José Antonio Kast, après une période de transition conflictuelle au sujet d’un projet de câble sous-marin avec la Chine. Avec ce nouveau gouvernement, Donald Trump renforce son influence en Amérique latine et accentue les conflits dans la région.  
Par Marion Esnault