Bernard Dréano : Dans le chaos du monde
Bernard Dréano a dirigé un ouvrage collectif dont le sous-titre est un bel oxymore : « Les luttes pour la paix ».
dans l’hebdo N° 1360 Acheter ce numéro

Voilà un ouvrage qui ne se contente pas de décrire les zones de guerre, mais qui nous pose une question de plus en plus difficile à mesure que l’époque se complexifie : que faire ? Comment retrouver une logique dans un monde qui semble revenu au tribalisme ? Et comment agir dans cette obscurité ? Bernard Dréano a notamment réuni des militants pour la paix issus de France, de Serbie, de Turquie, de Syrie, du Royaume-Uni, d’Israël, de Palestine et des États-Unis pour tracer des pistes nouvelles.
Votre livre est titré (In)sécurités humaines. Pouvez-vous dire en quoi ce concept se distingue de la « sécurité » tout court ?
Bernard Dréano : L’insécurité humaine renvoie au concept de sécurité humaine, c’est-à-dire à la capacité des individus d’exercer leurs droits fondamentaux. C’est donc plus que la sécurité supposée par une simple situation de non-guerre entre États. Nous vivons des situations de chômage, de migration, de difficultés environnementales. C’est une insécurité qui s’étend et pas seulement dans les zones de conflits.
Vous parlez de « guerre civile mondiale ».