Instant de grâce

En visite à Charleston, le président des États-Unis a entonné a cappella l’hymne chrétien « Amazing Grace ».

Politis  • 1 juillet 2015
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Instant de grâce
Photo : Joe Raedle/Getty Images/AFP

Barack Obama n’aura certainement pas changé le monde, ni tellement fait bouger l’Amérique. Mais il aura au moins été l’homme de quelques grands discours et symboles qui font croire fugitivement à une autre réalité. Après Chicago, le jour de son élection, et son adresse aux musulmans, au Caire, en juin 2009, voici le sermon de Charleston (Caroline du Sud). Venu rendre hommage à son ami le pasteur noir Clements Pinckney, tué le 17 juin avec huit autres fidèles par un suprématiste blanc, le président des États-Unis a entonné a cappella l’hymne chrétien « Amazing Grace ». Un chant écrit à la fin du XVIIIe siècle par un certain John Newton, négrier repenti devenu militant de la cause abolitionniste. « J’étais aveugle et maintenant je vois », dit le texte, repris en chœur par les cinq mille personnes rassemblées dans le hall de l’université de Charleston, comme jadis à la fin des grandes manifestations pour les droits civiques des années 1960. On a beau préférer la version de Mahalia Jackson ou celle (moins connue) de Marion Williams, l’émotion était au rendez-vous.

Les échos
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