Quand les nations résistent…
Des référendums sur les traités à la crise grecque, les nations ont régulièrement exprimé leur désaccord avec la construction européenne. Sans toujours choisir la voie souverainiste.
dans l’hebdo N° 1362 Acheter ce numéro

Élu six mois plus tôt, Alexis Tsipras a décidé, fin juin, de s’en remettre à la nation grecque. Dès l’annonce du référendum sur les exigences des créanciers, il a été accusé tous azimuts de « chantage », d’ « irresponsabilité » (Nicolas Sarkozy), de « trahison » (Jean-Claude Juncker), ou d’être « responsable de l’arrêt des négociations à Bruxelles » (Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe et social-démocrate néerlandais). Enfin, parmi les innombrables éditorialistes (ou éditocrates) outrés qu’un chef de gouvernement d’un État membre de l’Union européenne puisse avoir eu une idée aussi saugrenue, l’ancien directeur du Monde Jean-Marie Colombani considéra que « Tsipras pren[ait] en otage le peuple grec » et « nourri[ssai]t un national-populisme » avec cet « appel au peuple [qui était] un aveu de faiblesse ». Pis, un « déni de démocratie » !
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