France-Allemagne, drôle de match !

Nos bras ne sont pas grands ouverts, c’est le moins que l’on puisse dire. C’est mieux, mais tardif, et ça manque singulièrement de spontanéité.

Denis Sieffert  • 9 septembre 2015 abonné·es

Décidément, on n’échappe jamais à la comparaison avec l’Allemagne. Le chômage, le rapport patronat-syndicats, le Smic, la dette, l’Europe, on ne manque pas une occasion de se mesurer avec le voisin d’outre-Rhin, si parfait dans la gestion de ses deniers, si mûr dans ses relations sociales et, pour tout dire, si admirablement capitaliste. Et le drame des réfugiés agit comme un nouveau révélateur de nos différences. Les images qui nous sont renvoyées ces jours-ci dans les médias sont cruelles pour notre pays. D’un côté, les sourires enfin radieux de centaines de migrants débarquant en gare de Munich, accueillis comme des héros par une population heureuse de faire des heureux ; de l’autre, des CRS qui coursent de pauvres bougres épuisés et meurtris aux abords du tunnel sous la Manche. Évidemment, le

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes