UE-Royaume-Uni : Un accord à la tête du client

Quand Cameron exige une politique du chacun-pour-soi, menaçant de quitter l’Union, les chefs d’État européens se mettent en quatre.

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Intraitable avec les pauvres, accommodante avec les riches. C’est la leçon à tirer de l’accord conclu le 19 février entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Quand les Grecs votent souverainement contre les mesures d’austérité qu’on leur inflige ou demandent la solidarité des autres pays de l’UE pour faire face à la crise migratoire, ils n’ont droit qu’à l’indifférence ou au refus. Mais quand Cameron exige une politique du chacun-pour-soi, menaçant de quitter l’Union, les chefs d’État européens se mettent en quatre pour le satisfaire.

Présenté comme « équilibré » par ses signataires, François Hollande en tête, cet accord prévoit une clause de « sauvegarde » de sept ans suspendant les aides sociales pour les travailleurs ressortissants d’un État membre installés au Royaume-Uni ; -l’indexation des allocations sur le niveau de vie du pays d’origine, dès maintenant pour les nouveaux arrivants et en 2020 pour tous les immigrés ; la levée des « obstacles » (s’il en restait !) à la circulation des capitaux ; l’exemption du Royaume-Uni de la supervision bancaire commune et de tout engagement vers une « Union plus étroite »


Photo : Dan Kitwood/Getty/AFP

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