La folie des primaires

Malgré la crainte d’une absence au deuxième tour de la présidentielle et le rejet du gouvernement, la gauche affiche son désaccord sur le périmètre de sélection d’un candidat pour 2017.

Michel Soudais  • 13 avril 2016 abonné·es
La folie des primaires
© Photo: Université d'été du PS, 30 août2014 (Michel Soudais / Politis)

Yaurait-il autant de primaires que de candidats potentiels ? Trois mois après l’appel pour une primaire des gauches et des écologistes lancé dans Libération (11 janvier) par une cinquantaine d’intellectuels et d’élus, il n’y a guère que le quotidien de Laurent Joffrin pour croire encore possible une primaire qui irait du PS au PCF en passant par EELV. L’affaire est si mal engagée qu’il est peu probable que le Forum citoyen, coorganisé le 16 avril dans un théâtre parisien par Libération et les initiateurs de « Notre Primaire », parvienne à la relancer.

Pour justifier leur démarche, ces derniers avancent un argument, et un seul : divisée, la gauche risque d’être éliminée au premier tour ; pour accéder au second tour, il faut qu’elle se rassemble derrière un candidat commun. Au vu des résultats des élections régionales, départementales ou européennes, l’hypothèse est plausible. Mais de quelle gauche parle-t-on ? Peut-on encore qualifier ainsi la politique du gouvernement et ceux qui la soutiennent ? Suivant la réponse apportée à cette question, plusieurs primaires sont envisagées.

La primaire des gauches et des écologistes

C’est la formule prônée par les initiateurs de l’appel « Notre Primaire », qui souhaitaient contraindre par une pression citoyenne toutes les formations de la gauche (entendue

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Politique
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