Un climat de fin de règne

Malgré les tentatives du gouvernement d’endiguer la contestation sociale, son électorat s’est désormais définitivement détourné.

Michel Soudais  • 6 avril 2016 abonné·es
Un climat de fin de règne
© Erwan Manac’h

Place à la confrontation sociale. En deux jours, le gouvernement, qui pensait pouvoir la contenir avec l’état d’urgence, a dû déchanter. Le 30 mars, François Hollande est contraint de renoncer à sa réforme de la Constitution. Il avait imaginé qu’en piochant quelques mesures dans les boîtes à idées de la droite et de l’extrême droite il prendrait cette opposition à revers, la désarmerait et reconstituerait par l’appel à l’unité nationale une majorité autour de sa personne. Faute d’accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat sur la déchéance de nationalité, c’est un échec.

Le 31 mars, entre 390 000 personnes, selon la police, et 1,2 million, selon les syndicats organisateurs, manifestent en France pour exiger le retrait du projet de loi El Khomri. Depuis l’opposition au mariage

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Politique
Temps de lecture : 4 minutes

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