Bolivie : Evo Morales tient bon

Élu trois fois de suite avec des scores imposants, le Président bolivien compte parmi les derniers grands leaders de la gauche sud-américaine, avec un bilan souvent admiré.

Olivier Doubre  • 15 juin 2016 abonné·es
Bolivie : Evo Morales tient bon
© Jemal Countess/STR/AFP

Le 2 juillet 2013, Evo Morales est retenu treize heures durant à l’aéroport de Vienne (Autriche). Il refuse de laisser inspecter son avion présidentiel, soupçonné d’y cacher Edward Snowden. Le Monde diplomatique est le seul média en France à publier le récit de cet incident hallucinant, où il ne mâche pas ses mots : « Intimidation », « séquestration », « domination coloniale »… L’épisode montre en tout cas la défiance de l’Occident, et des États-Unis en particulier, vis-à-vis de cet Indien élu trois fois de suite depuis 2005 à la tête de la Bolivie.

Né dans une famille -paysanne amérindienne, Evo Morales doit rapidement interrompre ses études pour gagner sa vie et soutenir sa famille. Ce qui explique la maîtrise de l’espagnol encore imparfaite aujourd’hui de celui dont la langue maternelle

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Monde
Publié dans le dossier
Amérique du Sud : La gauche en panne
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes
Analyse 8 avril 2026 abonné·es

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes

Après des discours musclés en campagne électorale, Giorgia Meloni s’est employée à rassurer les marchés et ses alliés internationaux recouvrant sa radicalité d’extrême droite originelle. Mais depuis sa défaite électorale au référendum de mars, la première ministre italienne semble renouer avec de vieilles tentations autoritaires.
Par Olivier Doubre
Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne
Récit 8 avril 2026 abonné·es

Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne

À un an de la fin de son mandat, Giorgia Meloni fait face à sa première véritable crise politique. Si l’on regarde en arrière, elle n’est en mesure de revendiquer que des mesures construites sur une série de paniques morales. Mais les mouvements sociaux italiens ont su lui porter la contradiction.
Par Giovanni Simone
Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique
Décryptage 8 avril 2026

Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique

En trois ans et demi à la tête du gouvernement italien, Giorgia Meloni a tenu la distance sans vraiment tenir ses promesses de révolution néofasciste.
Par William Jean
« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »
Entretien 8 avril 2026 abonné·es

« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »

Nicola Fratoianni, le codirigeant d’Alleanza Verdi e Sinistra (Alliance des Verts et de la Gauche) se réjouit de la victoire du « non » au référendum sur la réforme de la justice voulue par le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni. Ce sursaut constitue pour lui un espoir pour le bloc progressiste.
Par Olivier Doubre