Israël : Le retour de Lieberman

L'ultranationaliste Avigdor Lieberman effectue son grand retour dans le gouvernement Netanyahou.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Ultranationaliste, connu pour ses propos racistes à l’encontre des Arabes, Avigdor Lieberman effectue son grand retour dans le gouvernement de Benyamin Netanyahou. Avec lui, l’expression « gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël » prend tout son sens. Facteur aggravant, le leader du parti Israël Beitenou, hérite du portefeuille de la Défense. Il devient donc chef de l’armée, en charge des Territoires palestiniens occupés. Son entrée dans le gouvernement, dont il occupe le deuxième rang, ainsi que l’arrivée de Sofa Landver, membre du même parti d’extrême droite, conforte la majorité de Netanyahou à la Knesset, le parlement israélien. Un message détestable pour les Palestiniens et tous ceux qui veulent encore croire à une solution à deux États. Sans doute pour donner le change, Lieberman s’est déclaré, lundi, favorable à l’option « deux États pour deux peuples ». Reste à imaginer ce qu’il met derrière cette formule toute diplomatique. Au cours de la même séance de la Knesset, il a rendu hommage au maréchal-président égyptien Abdel Fattah al-Sissi qui, récemment, s’est dit prêt à aider à la relance du processus de paix. Mais pas un mot de l’initiative française dont la première étape doit avoir lieu vendredi à Paris, en l’absence des Israéliens et des Palestiniens.


Haut de page

Voir aussi

Cinéma à l’Élysée

Éditorial accès libre
par ,

 lire   partager

Le blanchiment de Le Pen

Billets accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents