Dossier : La Semaine du goût : Une défaite de la cuisine française

La Semaine du goût : Une défaite de la cuisine française

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Septembre et octobre marquent la rentrée gastronomique. Après l’opération « Tous au restaurant », s’ouvre la Semaine du goût ce 10 octobre. Des journées promotionnelles qui poussent le client à franchir les portes d’un restaurant. Dans la lignée d’une inscription à l’Unesco au patrimoine de l’humanité, autant d’occasions qui entendent évoquer l’excellence de la cuisine française. Cette fameuse excellence fleurant bon l’antan et le terroir, l’authenticité. Il n’empêche : les deux tiers de la restauration française sont aujourd’hui entre les mains de l’agroalimentaire. Entre les mains de groupes industriels tels que Pomona, Brake et Davigel, livrant clés en main la carte entière et les menus d’un restaurant.

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Ces puissants groupes n’ont pas seulement gagné la brasserie et le resto du coin. À divers titres, ils se sont imposés dans les cantines scolaires et les écoles hôtelières, là même où se joue l’éducation au goût.

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Côté particuliers, d’une marque à l’autre, s’il est dit que les Français se remettent en cuisine, véritable illusion d’optique, le plat cuisiné ne s’est jamais aussi bien porté. De fait, si la Semaine du goût, célébrant cette année sa 27e édition, fédère des initiatives locales, régionales et nationales autour du goût, du patrimoine culinaire et des métiers de bouche, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, on assiste plutôt à une véritable défaite de la cuisine française. Une défaite qui réclame précisément son poids de vigilance, plus de pédagogie et d’information auprès du consommateur. D’autant que les démarches gouvernées par l’éthique existent.

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