Syrie, France 2 et le journalisme embarqué

Les télé­spectateurs du JT ont pu voir Franck Genauzeau avec l’armée de Bachar Al-Assad.

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Faut-il absolument aller à Alep ? C’est la question que l’on pouvait se poser, dimanche soir, après le reportage de Franck Genauzeau au journal de France 2. Les télé­spectateurs ont pu voir le journaliste avec l’armée de Bachar Al-Assad. « Les rebelles sont là, à quelques mètres », dit un soldat. On partage sa peur. Il nous montre « le cratère creusé par un missile envoyé par les rebelles ». Et la caméra se tourne vers la carcasse du principal hôpital, anéanti par les bombes russes la semaine dernière. « Les rebelles se cachaient là », affirme le commentaire. On comprend mieux que l’aviation russe ait détruit l’édifice et tué patients et médecins… Ce n’est pas la première fois que ce journaliste obtient l’autorisation d’entrer en Syrie. Il en rapporte des images certes saisissantes. Mais aideront-elles à comprendre l’ampleur du crime qui se commet à Alep ?


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