Caroline Fourest et les deux gauches : Irréconciliable avec les faits

Dans Marianne du 9 décembre, la polémiste vole au secours de Manuel Valls.

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Dans Marianne du 9 décembre, Caroline Fourest vole au secours de Manuel Valls. La polémiste y assure que l’ex-Premier ministre, assurément son candidat, peut « réconcilier la gauche » puisque sa déclaration du 15 février à Évry sur les deux gauches « irréconciliables » ne visait « pas les frondeurs ou Nuit debout (qui n’avait pas encore commencé) mais “ceux qui font des meetings avec Tariq Ramadan” ». Selon Caroline Fourest, seul « le courant Ensemble ! de Clémentine Autain » était concerné, et « cette clarification, […] loin d’être indigne […], est même à l’honneur de celui qui refuse ces compromissions ». Caroline ­Fourest prend ici, comme souvent, beaucoup de liberté avec les faits. Car c’est d’abord Jean-Luc Mélenchon que Manuel Valls ciblait en évoquant l’existence de « positions irréconciliables à gauche » : « Moi, je ne peux pas gouverner avec des gens qui pensent que François Hollande, c’est pire que Nicolas Sarkozy. » Ce qui est vrai s’agissant du niveau du chômage, de la législation sur les retraites, des cadeaux aux entreprises ou de la baisse des dotations pour les collectivités locales.


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