Comment s’organise le mouvement contre la corruption ?
De nouveaux rassemblements contre la corruption des élus sont prévus ce week-end, après ceux de dimanche 19 février. Un mouvement est né. Récit de ses premiers pas.

« J’en rêvais ». Lorsque Vincent Galtier rentre chez lui dimanche 19 février au soir, après les premières mobilisations contre la corruption, il a le sourire aux lèvres. Le citoyen, qui avait créé un simple événement Facebook quelques jours plus tôt, a rassemblé des milliers de personnes dans plusieurs villes de France autour d’un message simple : « Stop à la corruption des élus. »
« Je crois avoir trouvé un écho sincère auprès des citoyens, et le fait que je me sois présenté comme non partisan a beaucoup joué. Ma crainte était que tout retombe rapidement », explique le jeune homme, novice dans la gestion de manifestations. Alors depuis ce premier jour, comment s’organise le mouvement ? Quelles sont les ambitions, avant les prochains rassemblements de ce week-end, à Paris, Calais, Marseille, Lille, Strasbourg, Nantes, et dans plus de quinze autres villes en France ?
« Garder le cap »La ressemblance avec Nuit debout était flagrante dimanche dernier à Paris. De fait, le mouvement du printemps 2016 a aidé l’organisateur dans les déclarations à la préfecture, la logistique et la modération des discussions.
Toutefois, le mouvement anticorruption ne souhaite pas utiliser à nouveau le même mode d’action, qui a donné « des débats parfois trop dilués » à Paris. « Nuit debout est un think-tank enrichissant et très inspirant, mais il ne représente pas le mouvement anticorruption. Il
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Budget : les raisons du naufrage de Lecornu
Procès FN-RN : « Ce procès affecte Le Pen personnellement, mais pas Bardella »
Mercosur : les trois arnaques de la Commission européenne