Fillon : L’habit, c’est l’homme

Des générosités non déclarées, alors que les députés sont tenus de signaler au déontologue de l’Assemblée tout cadeau supérieur à 150 euros.

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« Un ami m’a offert des costumes en février, et alors ? » C’est la seule réponse apportée par François Fillon aux révélations du JDD (12 mars) sur les luxueux « cadeaux » dont l’a gratifié un ami : deux costumes de chez Arnys pour un montant de 13 000 euros. En pleine campagne électorale où, rappelons-le, les dons de particuliers sont plafonnés à 4 800 euros, voilà qui est quelque peu suspect. 

D’autant que, depuis 2012, 35 500 euros de vêtements de la même prestigieuse enseigne auraient été réglés en espèces pour le compte du candidat LR. Des générosités non déclarées, alors que les députés sont tenus de signaler au déontologue de l’Assemblée tout cadeau supérieur à 150 euros. Et que les paiements en liquide de plus 1 000 euros sont prohibés. Peut-on imaginer pareils cadeaux sans contrepartie ? Quand les indices d’une corruption sont admis par le probable corrompu, il est inadmissible que celui-ci réponde d’un simple « et alors ? ».


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