La LDH exige que la « lumière soit faite » sur la mort de Liu Shaoyo

L'association demande des explications sur la mort du père de famille chinois. Et rappelle son opposition à la loi qui élargit le cadre de la légitime défense, adoptée par la majorité des socialistes.

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Après la saisie du dossier par l’IGPN, l’ouverture d’une enquête de flagrance par le procureur, et les inquiétudes de Pékin exprimées auprès du Quai d’Orsay, c’est au tour de la Ligue des droits de l’homme d’exiger, par un communiqué publié ce jeudi 30 mars, que « lumière soit faite sur les circonstances qui ont amené un des policiers à faire usage de son arme » sur Liu Shaoyo, mort dimanche soir à son domicile à Paris.

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L’organisation de défense des libertés rappelle à cette occasion sa vive opposition à la loi de sécurité publique, adoptée en février dernier, qui vise à élargir le cadre légal de la légitime défense.

Plébiscité le 8 février en première lecture par la majorité des députés, ce projet de loi – le dernier de François Hollande – élargit les conditions sous lesquelles la police a le droit d’abattre un individu, durcit les peines pour outrages aux forces de l’ordre et autorise l’anonymat des enquêteurs.

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Une approbation générale ? Oui, du moins pour les 15 députés présents en séance ce jour-là, membres du FN, des Républicains ou du PS, qui ont tous été alors favorables à cette loi. Seul le Front de gauche s’était abstenu.

À l’adoption finale du texte par l’Assemblée nationale, le 15 février dernier, 40 députés avaient voté, dont 34 pour et 5 contre. Parmi les 25 socialistes favorables, plus d’une dizaine sont des soutiens déclarés de Benoît Hamon. De quoi rester dubitatif sur le poids que pourrait avoir la ligne plus apaisée du candidat en matière de sécurité publique. Pour les cinq députés qui ont voté contre, deux sont du Front de gauche, dont le président PCF du groupe, un est membre d'Europe Écologie-Les Verts, une autre a quitté ce parti et un autre le PS.


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