Les écrans publicitaires arrivent dans les rues de Paris

Environ 250 panneaux promotionnels « digitaux » vont coloniser les trottoirs de la capitale, après les gares, le métro et les centres commerciaux. Sans l’ombre d’une consultation.

Erwan Manac'h  • 30 mars 2017 abonné·es
Les écrans publicitaires arrivent dans les rues de Paris
© Photo : JEFF PACHOUD / AFP

La reconduction du contrat avec Somupi, la filiale de JCDecaux qui vend les publicités dans les rues de Paris, a été votée le 28 mars pour les cinq prochaines années. Avec une nouveauté : 15 % des panneaux vont être remplacés par des écrans connectés et pilotés à distance.

L’apparition de ces quelque 250 écrans s’accompagne, comme souvent avec ce type de technologie, d’une communication vantant les nouveaux services rendus pour l’information municipale, comme les plans interactifs. La Ville de Paris s’est aussi largement répandue sur l’obligation faite à JCDecaux de bannir les pubs sexistes ou discriminatoires de ses panneaux. Ou encore sur le remplacement des panneaux de 8 mètres carrés par des panneaux plus petits.

Elle est moins diserte sur les nouveaux usages publicitaires, qui occuperont les deux tiers de la surface des futurs écrans installés dans les rues. « Le digital permet de changer n’importe quel message dans les minutes qui précèdent sa diffusion », vantait mercredi aux Échos Albert Asséraf, directeur général « stratégie, data et nouveaux usages » de JCDecaux. Autrement dit, les annonceurs pourront changer en fonction de l’heure de la journée ou de la météo, pour un impact décuplé. Ou intégrer la réalité virtuelle à leurs pubs, « pour faire jouer les passants », décrit Thomas Bourgenot de l’association Résistance à l’agression publicitaire

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Au quartier pour mineurs de la prison de Metz, « sans liberté, on fait comme on peut »
Reportage 20 février 2026 abonné·es

Au quartier pour mineurs de la prison de Metz, « sans liberté, on fait comme on peut »

Au quartier pour mineurs du centre pénitentiaire de la ville de Moselle, si les surveillants sont en jogging et les jeunes ne sont plus envoyés au quartier disciplinaire, ces mesures n’ont pas fait disparaître le contrôle et l’isolement, intrinsèques à l’enfermement.
Par Pauline Migevant
« L’expression “ferme France” perpétue un imaginaire paysan bleu-blanc-rouge »
Entretien 20 février 2026 abonné·es

« L’expression “ferme France” perpétue un imaginaire paysan bleu-blanc-rouge »

L’historien Anthony Hamon décrit l’évolution des syndicats agricoles en France, et la façon dont la politique française vante les mérites d’un monde agricole unifié qui occulte ses disparités sociales.
Par Vanina Delmas
Agriculture responsable : que peuvent les petites communes ?
Reportage 19 février 2026

Agriculture responsable : que peuvent les petites communes ?

Certaines collectivités tentent de se réapproprier la politique agricole à l’échelle communale. Pour lutter contre la disparition des petites fermes, et favoriser une alimentation bio et locale.
Par Vanina Delmas
Enquête, extrême droite, impacts politiques après la mort de Quentin Deranque : nos réponses
Direct 19 février 2026

Enquête, extrême droite, impacts politiques après la mort de Quentin Deranque : nos réponses

Après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, suite à une rixe avec des antifascistes à Lyon le 14 février, posez vos questions à la rédaction de Politis. Instrumentalisation de l’extrême droite, isolement de la France insoumise, banalisation du fascisme : les réactions après « l’homicide volontaire », selon les termes du procureur de Lyon, ont souligné un véritable séisme politique.
Par Politis