Des sociétés de journalistes dénoncent « l'entrave à la liberté » d'informer par le FN

Alors que l'accès à la campagne de Marine Le Pen est limité à certains médias, 29 sociétés de journalistes protestent contre ces « exclusives ».

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Le journal Mediapart et l'émission « Quotidien » ont été les premiers à apprendre leur mise à l'écart de la campagne présidentielle du Front national. Récemment, c'est le journaliste de Marianne Mathias Destal, coauteur du livre-enquête Marine sait tout (Flammarion), qui s'est vu interdire l'entrée de quartier général de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le soir du premier tour de l’élection. Son nom avait été rayé de la liste des accréditations. Une trentaine de sociétés de journalistes protestent contre ces pratiques en publiant le texte suivant.

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« À l’occasion de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle, le Front national a décidé de choisir les médias qui sont autorisés à suivre Marine Le Pen. Plusieurs titres de presse ont ainsi vu leur représentant tenu à l’écart de toute information et de toute possibilité de suivi sur le terrain de la candidate du Front national. Ainsi, après Mediapart et « Quotidien » (et avant lui son prédécesseur « Le Petit Journal »), l’AFP, Radio France, RFI, France 24, Le Monde, Libération et Marianne, notamment ont été à un moment ou à un autre victimes de ces exclusives. Il ne s’agit donc en rien d’un recours à la pratique du “pool” de journalistes où les informations et images sont partagées.

Nous protestons de la manière la plus ferme qui soit contre cette entrave à la liberté de faire notre métier et de remplir notre devoir d’informer.

Il n’appartient pas à une formation politique, quelle qu’elle soit, de décider des médias habilités à exercer leur rôle démocratique dans notre société. »

Les SDJ de l’AFP, la SDR d’Europe 1, Alternatives Economiques, BFM-TV, Capa, Les Échos, Le Figaro, France 2, Rédaction nationale de France 3, France 24, France Culture, France Info, France Inter, L’Humanité, Libération, Journal du dimanche, M6, Mediapart, Le Monde, L’Obs, Le Point, Premières Lignes, « Quotidien », RFI, RMC, RTL, Télérama, LaTéléLibre, TF1, soit 29 SDJ ainsi que les élus du SNJ-CGT et de la CFDT du conseil de rédaction de La Voix du Nord.


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