Le sentiment d’un rendez-vous manqué

Dans la société civile française, en Allemagne et en Espagne chez les forces progressistes, c’est la déception qui domine. Mais chacun voit aussi un espoir dans le score de la gauche. Verbatim.

Rachel Knaebel  et  Vanina Delmas  • 26 avril 2017 abonné·es
Le sentiment d’un rendez-vous manqué
© photo : JOSEP LAGO / AFP
Charlotte Marchandise-Franquet

Candidate citoyenne élue à LaPrimaire.org

« Premier sentiment : une grande déception. Jusqu’à la semaine dernière, je me suis associée à plusieurs mouvements citoyens pour continuer d’appeler à une alliance à gauche autour de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon, qui étaient les candidats les plus proches de nos valeurs. Le véritable enjeu, pour nous, était que le progrès et l’écologie soient au second tour de l’élection. Malheureusement, notre tentative était assez inaudible, et le choc du résultat du premier tour le confirme puisque la gauche est évincée.

Je suis assez inquiète. Les réactions après l’annonce de la qualification de Marine Le Pen pour le second tour, notamment celle de Manuel Valls, très heureux d’appeler à voter Macron, m’ont frappée par leur absence de prise de responsabilités ! La montée du Front national, le dégoût du politique, le vote ras-le-bol… Les partis de gouvernement en sont en grande partie comptables, mais

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Politique
Temps de lecture : 6 minutes

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