Allemagne : Cuisante défaite du SPD

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Et de trois ! Le parti social-démocrate allemand (SPD) vient d’essuyer un troisième échec – en à peine un mois et demi – en perdant les élections du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, le plus peuplé du pays (18 millions d’habitants, soit près d’un cinquième de la population allemande), après celles en Sarre le 26 mars, et au Schleswig-­Holstein le 7 mai. 

Ce scrutin dans la Ruhr, région industrielle, ouvrière et bastion historique du SPD, avait valeur de test national, à cinq mois des législatives, prévues le 24 septembre, où Angela Merkel entend briguer un quatrième mandat de chancelière. Le SPD enregistre son pire score depuis 1947 dans ce Land qu’il a dirigé quasiment sans interruption depuis 1966, avec 31,5 % des suffrages (perdant 7,5 % par rapport à 2012), face aux chrétiens-démocrates de la CDU, qui progressent de près de cinq points (avec 33 % des voix), et aux libéraux-démocrates du FDP, qui, avec 12,5 %, réalisent leur meilleur score depuis 1950.

Ce nouveau revers est surtout un camouflet pour Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, originaire de ce Land considéré comme son fief électoral, qui dirige la campagne des sociaux-démocrates contre une Angela Merkel prenant son temps pour se poser en candidate CDU, alors que les deux formations gouvernent ensemble à Berlin. 

Le positionnement ambigu de Martin Schulz a viré à une franche hésitation de ligne politique : très social-libéral dans l’hémicycle strasbourgeois, il avait engagé sa campagne pour le Bundestag plutôt à gauche, renouant avec les fondamentaux de son parti en se démarquant de l’héritage de Gerhard Schröder, dernier chancelier SPD et auteur d’une loi travail très dérégulatrice. Mais le concurrent d’Angela Merkel a bientôt recentré son discours, se montrant de plus en plus vague et hésitant… sauf en ce qui concerne son refus de toute alliance avec Die Linke, la gauche de (la) gauche…


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